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Recherche par auteur : Stasi, Jean-Charles

2735 résultats. Page 85 sur 137.

Lu par : Manon
Durée : 6h. 12min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 29918
Résumé:L'homme est secret, presque une énigme. Pourtant, Jean-Jacques Goldman reste l'une des personnalités préférées des Français. Depuis plus de trente ans, il collectionne les succès indémodables et s'est imposé comme un compositeur et interprète au talent unanimement reconnu par le public et par les artistes avec lesquels il travaille. Au-delà de la carrière étonnante de l'artiste, cette biographie lève le voile sur le véritable Jean-Jacques Goldman. On y découvre un homme fortement marqué par ses origines juives polonaises qui vit loin des paillettes parisiennes, dans le sud de la France, entouré de ses proches. Un homme qui a choisi de se construire une vie presque normale. Simple et authentique.
Lu par : Manon
Durée : 3h. 31min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 28425
Résumé:L'auteur fait le procès du système médiatique en désignant le fossé qui le sépare de l'opinion publique. Il met en cause l'accès à une information trop immédiate, sans analyse, ni recul, et une presse dont le pluralisme n'est pas le synonyme d'impartialité.
Lu par : Michèle Cheikh
Durée : 15h. 3min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 26438
Résumé:Paris-Alger-Prague. Des années 30 aux années 80. Des guinguettes de Joinville à la peste d'Alger, de la guerre à l'effondrement communiste. La trajectoire de Joseph Kaplan, fils et petit-fils de médecins juifs praguois, héros malgré lui, fataliste et optimiste à sa manière. Ses amours, ses engagements et ses désillusions. Et la rencontre qui bouleversa sa vie, celle qu'il fit avec un révolutionnaire cubain qui passa quelques temps en 1966 dans son sanatorium des environs de Prague, un certain Ernesto G., guerrier magnifique et déchu.
Lu par : Claude Garnier
Durée : 9h. 10min.
Genre littéraire : Roman terroir
Numéro du livre : 26579
Résumé:En Corrèze, à la veille de la Grande Guerre, Angéline, une jeune fille rêveuse, vit au domaine de La Califourche sous l'oeil autoritaire de son père, Joseph Charpenet, un ancien juge. Au soir de sa vie, Joseph s'inquiète pour l'avenir de sa fille qu'il a toujours tenue à l'écart des contingences matérielles. Il décide de la marier au plus important paysan de la région, un homme pourtant brutal et arrogant. Angéline obtempère, puis se rétracte quand elle rencontre Sylvestre, un couvreur téméraire qui joue les funambules sur le toit de l'église de Darnac. Entre l'ouvrier et la jeune fille de bonne famille se noue une brûlante passion qui peut se donner libre cours quand le père tombe soudainement malade. Mais la guerre éclate et sépare les amants, laissant Angéline seule face à l'opprobre et aux nécessités de l'existence...
Durée : 8h. 38min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 23173
Résumé:De retour à Quimper après une longue convalescence, le commissaire Fabien me confie une bien étrange mission : rencontrer un magnat du commerce qui aurait des ennuis. Le genre de job que j'affectionne, comme vous le savez. Mais voilà, ce.Monsieur m'est recommandé par un ponte de la place Beauvau, l'ineffable commissaire Mervent, devenu bras droit du ministre de l'Intérieur. Pour faire preuve de bonne volonté, car Mervent m'a rendu un signalé service lors d'une précédente enquête, je décide de rendre visite à monsieur Pinchard en son domicile de Landévennec. Celui-ci me révèle que son fils Matthieu, condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour le meurtre «le son meilleur ami et en fuite depuis sa condamnation, vient d'être retrouvé. Où s'était-il caché pendant ces quinze ans ? Tout simplement à quelques encablures du domicile de son père, au monastère de Landévennec où il était connu sous le nom de «Frère Grégoire». Tout est rocambolesque dans cette histoire, la mort de Jacques Courtois, l'évasion de Matthieu Pinchard et même son arrestation à Brest quinze ans plus tard par le plus grand des hasards. Moi, vous me connaissez, dès qu'il y a mystère, il faut que je voie l'envers du décor.
Lu par : Marie Constant
Durée : 4h. 30min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 22911
Résumé:Les Origines de la pensée grecque est un ouvrage haut de gamme accessible à tous : Jean-Pierre Vernant n'est pas professeur au Collège de France par hasard ! Le tour de force qu'il réussit ici, c'est de dresser un portrait clair, concis de la civilisation mycénienne, et d'expliquer comment les Grecs ont pu passer d'une société fondée sur un pouvoir divin à la cité démocratique. Même pour un débutant, l'ouvrage est précieux. Il décrit parfaitement ce qu'étaient les rois de l'Iliade : rois divins, acteurs d'un rituel sacré qui assurait la continuation du cycle vital. Mais les meilleures pages concernent sans doute l'aventure des derniers Achéens, réfugiés en Ionie après l'invasion dorienne, privés de leur roi sacré. Pour le remplacer, ils décomposent ses pouvoirs magiques, se les répartissent, au hasard ou par élection, et reproduisent comme sur un damier l'enchaînement des forces divines. Aux sources de l'éveil grec, Vernant révèle ce paradoxe : quand elle invente la combinatoire, la géométrie, l'élection, bref ce qui fera sa modernité profane, la Grèce voulait sauver sa tradition sacrée. Lumineux.
Durée : 14h. 5min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21144
Résumé:Pas plus qu'il n'a voulu confiner Montaigne dans sa tour et sa librairie, ou enfermer Mauriac dans les replis du cœur et de l'âme de Thérèse, Jean Lacouture ne se résigne à confondre Montesquieu avec un livre, si grand soit-il. Ce gentilhomme d'Aquitaine, épistolier persan et familier des Grâces de Chantilly, fut aussi l'un des inventeurs de ce siècle qui, de Marivaux à Watteau, a donné au monde l'exemple d'un art de vivre hors de la pesanteur. Et ce viticulteur gascon n'a pas seulement contribué à l'épanouissement du grand bordeaux, œuvre d'art qui n'a pas fini de nous enchanter, il a su faire de cette merveille le trait d'union avec une société anglaise faite non seulement de consommateurs exigeants, ruais aussi d'inventeurs d'une société plus libre. Ainsi Jean Lacouture peut-il faire valoir que, si les lois ont un " esprit " qui doit tendre à l'harmonie sociale, 1a vie de Montesquieu fut en quelque sorte une vendange de la liberté.
Durée : 2h. 50min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 29289
Résumé:Au premier regard, quand il la rencontre en 1957 à la sortie d'un concert au bénéfice des réfugiés hongrois, le narrateur sait qu'il peut offrir à Zsuzsanna une vie de lait et de miel. Avec cette jeune femme volontaire et lumineuse, qui a fui Budapest et sa révolution manquée, il a en commun l'expérience de l'exil et, chevillé au corps, le désir de construire un avenir possible. Arrivé en France quelques années plus tôt, il a lui aussi échappé à l'étau de l'histoire. Parvenu au soir de sa vie, il se remémore son long combat contre le typhus, dans un hôpital de fortune, après qu'à l'automne 1944 il a quitté précipitamment avec son ami Stefan la ville de Temesvar que se disputaient les puissances ennemies. Roumain du Banat, d'origine française pourtant, il ne s'est jamais senti tout à fait chez lui dans cette Champagne où avec Zsuzsanna devenue Suzanne il a fondé une famille. D'autant que la malédiction d'un drame intime n'a pas tardé à rattraper ces deux-là, qui avaient tant voulu oublier les traumatismes collectifs. Le vieil homme, qui se confie par bribes à son fils Gabriel, aimerait trouver l'apaisement. L'on comprend à quel point Stefan lui a manqué pendant tout ce temps. Leur séparation sur un quai de gare à Budapest soixante ans auparavant le hante toujours.
Lu par : Monique Magny
Durée : 3h. 17min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 23647
Résumé:Les Bains de Kiraly. Gabriel a bien tenté de croire au bonheur. Subjugué par Laura, il s'est arrimé à son rire et s'est employé à vivre au présent. Mais du jour où elle lui a annoncé qu'elle attendait un enfant de lui, il a pris la fuite, sans un mot... Quand, après des mois d'errance dans Londres, il échoue par hasard dans une synagogue, les chants des hommes l'apaisent, et libèrent enfin sa parole. Il se lance alors dans l'écriture de cette longue confession, où le silence et la culpabilité dansent un vertigineux pas de deux. De lui, de son enfance solitaire, de sa sœur aînée fauchée par un chauffard ivre, de ses parents murés dans leur deuil, de leur refus de rien lui révéler sur leur passé, il n'a jamais pu parler, ni à Laura, ni à son ami Léo. Jamais il n'a pu exprimer la vérité de ses sentiments. Et, si des mots il a fait son métier, c'est pour traduire ceux des autres, barricadé derrière une montagne de dictionnaires. Quand, à la faveur d'une rencontre des traducteurs de Thomas Mann en Hongrie, une clef de son passé lui est révélée dans un cimetière de Budapest, ses souvenirs se bousculent : les phrases murmurées par ses parents dans une langue étrangère, la saveur de la cuisine magyare, la fascination pour la littérature de la Mitteleuropa qu'avait su éveiller en lui le vieux libraire du pays champenois où il a grandi... Évoquant le désarroi existentiel et sentimental de cet homme fragile livré à lui-même, Jean Mattern écrit avec des accents justes et mesurés un lumineux roman des origines.
Lu par : Nicole Roche
Durée : 7h. 4min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 25829
Résumé:Dire que la popularité de Charles Dickens (1812-1870) fut immense est un euphémisme. Tout le monde le lisait: la Reine et ses ministres, le petit peuple et la gentry, toute l'Angleterre en somme, mais aussi les Français, les Américains, les Allemands, les Russes. Pour trouver un équivalent français à sa gloire, il faudrait additionner celle de Balzac et de Hugo, de Zola et de Dumas. Et encore échouerait-on à saisir le tacite plébiscite en vertu duquel il devint, malgré les critiques féroces que lui inspiraient bien des coutumes et des institutions de son pays, le chantre de tout un peuple. Raconter sa vie, c'est à la fois pénétrer les arcanes d'un créateur incomparable et tenter de comprendre comment les fantasmagories d'un fils de modeste fonctionnaire de province ont pu trouver pareil écho. C'est aussi aller à la rencontre d'une personnalité complexe, protéiforme, pétrie de contradictions encombrantes, mais toujours animée d'une infatigable énergie.
Lu par : Manon
Durée : 6h. 13min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 27125
Résumé:Bernard Moitessier, qui a passé son enfance et sa première jeunesse en Asie a commencé très tôt à naviguer. Il a connu ses premiers naufrages et ses premières infortunes de "vagabond des mers". C'est en 1968 qu'il s'est fait connaître de tous les navigateurs du monde et du grand public, engagé dans la première course autour du monde en solitaire et sans escale. Idéaliste, angoissé par l'évolution du monde, Moitessier le navigateur vagabond des mers du Sud, profitera de son exceptionnelle notoriété pour multiplier les initiatives généreuses et utopistes.
Durée : 1h. 55min.
Genre littéraire : Essai/chronique/langage
Numéro du livre : 27102
Résumé:Dans cette conversation qui prend parfois des allures de déambulation, plusieurs thèmes sont évoqués : le déplacement, que Le Clézio préfère à la fuite, l'enfance et ses rêves, l'alchimie et les lieux de l'écriture, la magie de l'aviation, des avions à hélices, du ciel, enfin visité.
Lu par : Maréchal
Durée : 3h. 40min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 21270
Résumé:Vieille et grande dame de Provence, Pauline de Théus attire et intrigue tous ceux qui l'approchent. Mais c'est son petit-fils Angélo qui, plus que quiconque, subit le charme de cette femme au passé généreux qui vit désormais à Marseille, dans une maison d'aveugles. Les années passent, lointaines, et c'est une Pauline de Théus aux confins de la mort que retrouve Angélo : mais elle n'a rien perdu de son prestige ni de sa grandeur. Pudique et bouleversante histoire d'amour entre un enfant et une vieille dame, Mort d'un personnage est peut-être le plus classique, le plus dépouillé, le plus rare des romans de Jean Giono.
Lu par : Claude Rozier
Durée : 15h. 1min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 21713
Résumé:28 juin 1914. A Sarajevo, l'héritier du trône d'Autriche-Hongrie, l'archiduc François-Ferdinand, tombe sous les balles d'un nationaliste serbe. Un mois plus tard, l'Europe est en guerre. Avec sa disparition, la " Belle Époque " s'achève. Un monde disparaît. En 1919, par les traités de Versailles et de Trianon, les Alliés victorieux démembrent l'Empire des Habsbourg. Alors qu'ils croyaient consolider la paix, ils créent les conditions d'une guerre à venir, encore plus terrible que la précédente. François-Ferdinand avait consacré toute son existence à conjurer ce péril. En vain, puisqu'il n'a jamais pu régner. Sa vie est pourtant captivante. Elle révèle un personnage hors du commun, amoureux passionné, visionnaire politique, tragiquement marqué par le destin, devenu l'héritier du trône à la suite d'une longue série de malheurs, dont la mort de son cousin Rodolphe, le suicidé de Mayerling, ne fut pas le moindre. Cette biographie, la première publiée en France depuis 1932, remet en lumière cette personnalité méconnue et capitale de l'histoire de l'Europe.
Lu par : Renée Coquemont
Durée : 7h. 7min.
Genre littéraire : Roman terroir
Numéro du livre : 26893
Résumé:En 1920, au lendemain de la Grande Guerre, il restait encore à Jeanne à vivre la part la plus extraordinaire de sa vie. A quarante ans, elle n'a rien perdu de sa beauté et de son pouvoir sur les hommes ; son intelligence, son caractère, la passion qui gouverne sa vie lui ouvrent toutes les portes, même celles du Kremlin. De la Sibérie en Pologne, en Allemagne, en Italie et en France, elle traverse les années terribles de l'entre-deux-guerres et de la guerre avec la fierté et la dignité d'une grande dame, cependant que le monde qu'elle a aimé, à travers les hommes qu'elle a aimés, s'écroule autour d'elle...
Durée : 10h. 13min.
Genre littéraire : Science-fiction
Numéro du livre : 23011
Résumé:Le combat d'hiver est celui de quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, pour reprendre la lutte perdue par leurs parents, quinze ans plus tôt. Ont-ils la moindre chance d'échapper aux terribles "hommes-chiens" lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées? Pourront-ils compter sur l'aide généreuse du "peuple-cheval"? Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange? Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu'on dit perdus d'avance. Et pourtant.
Durée : 37min.
Genre littéraire : Théâtre
Numéro du livre : 22066
Résumé:"Jean-Claude Grumberg est l'auteur tragique le plus drôle de sa génération. (...) Dans ce "cauchemar de l'Histoire" dont parle Joyce, cauchemar dans lequel il a été jeté à sa naissance, Grumberg va "remonter la pente" en devenant un auteur comique, l'auteur d'un théâtre peuplé de "petites gens" d'une vérité à la fois cocasse, affectueuse et féroce. Grumberg n'est pas populiste, il est populaire. Il n'est pas naturaliste, il est naturel. Il n'est pas réaliste : il sonne réel avec cette simplicité pas du tout simple à obtenir, avec cette vérité qui est le produit d'un art aussi savant qu'invisible."
Durée : 24min.
Genre littéraire : Théâtre
Numéro du livre : 25978
Résumé:C'est un enfant de 62 ans qui appelle sa mère, il aimerait qu'elle le prenne par la main et qu'ils passent un dimanche heureux. Des voix lui répondent, des personnages lui apparaissent, issus de ses souvenirs, ses rêves ou ses cauchemars : sa mère et ses reproches, un Dieu qui peut peu, un anesthésiste inquiétant, un directeur de maison de retraite encombrant, et enfin, son père, qu'il n'a pas connu et qui lui demande des comptes sur l'état du monde...
Lu par : Michel Guesdon
Durée : 8h. 43min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 28035
Résumé:Suicides maquillés en assassinats ? Assassinats travestis en suicides ? Qui avait intérêt à la mort de ces voltigeurs de la spéculation boursière ? Des détenteurs d'argent sale, de louches clients des salles de jeux, des rivaux de la haute finance internationale, des femmes meurtries ? Avec ce sixième roman, Jean-Louis Debré nous invite à le suivre dans une intrigue où se mêlent et s'affrontent policiers, magistrats, politiques, financiers, tueurs, amants et maîtresses. La soif de pouvoir et la jalousie expliquent-elles et justifient-elles tous les comportements ? Dans un récit semé de fausses pistes et de vrais indices, l'auteur embarque lectrices et lecteurs dans un voyage insolite au coeur de la lutte pour le pouvoir et du déchaînement des passions humaines.
Lu par : Yves Le Breton
Durée : 12h. 17min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 22547
Résumé:Personnage légendaire, Bayard, modeste gentilhomme provincial, est d'abord un témoin de son époque. Contemporain de Léonard de Vinci, de Luther et de Christophe Colomb, il a vécu dans une Europe en pleine transformation à l'heure où se mettent en place les organes de l'Etat moderne et où la vieille gentilhommerie voit s'amenuiser les bases de son pouvoir. Bayard et ses compagnons sont ainsi au contact de deux mondes. Par sa naissance, par son éducation, par ses premières campagnes, le bon chevalier est encore tout pénétré d'un idéal humain fait de bravoure individuelle, du respect des règles du combat, de vertus chrétiennes. En même temps, bon gré mal gré, il participe au nouvel art de la guerre qui s'esquisse: il accepte de se mettre à la tête de gens de pied, sait utiliser l'artillerie et il lui arrive de ruser pour tromper l'ennemi. Et, symboliquement, c'est une balle d'arquebuse tirée par un simple soldat qui l'abat, chevalier terrassé par l'arme de l'avenir. Car Bayard est en son temps un personnage anachronique. C'est ce qui le rend si attachant et parfois si émouvant. Le génie de ses premiers biographes qui ont fait de lui l'exemple du " gentil chevalier ", conforme en tous points à un idéal nobiliaire, a permis à tout un groupe social de se reconnaître en lui au moment même où son destin historique s'achevait. Et sans doute est-ce parce qu'il apparaissait comme le héros d'un monde révolu que sa mémoire a traversé les siècles. Jean Jacquart, agrégé d'histoire, docteur ès lettres, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, est professeur à Paris I. Il est l'auteur d'un François Ier (Fayard, 1981).